Informations générales

Informations générales

Une biobanque est un type de banque de tissus biologiques qui stocke les échantillons biologiques (généralement humains) pour une utilisation dans la recherche.


D'où viennent les échantillons biologiques ?

les échantillons biologiques dans ces collections sont pris à des fins diagnostiques et, selon le règlement officiel, ils sont stockés, même après l'établissement du diagnostic. La plupart de ces échantillons biologiques est recueillie au cours des procédures cliniques et chirurgicales courantes. Ils sont appelés « matériel résiduel humain».
Donner des échantillons à une biobanque peut aussi être volontaire. Lors d'une visite à l'hôpital, une demande peut être faite à un patient afin de voir s’il serait intéressé par donner un ou des échantillon(s) biologique(s) à la biobanque de l'hôpital pour une recherche spécifique. Les donneurs d'échantillons potentiels recevront des informations détaillées sur le projet de recherche et ses implications ainsi que sur la confidentialité des données, après quoi ils peuvent décider de faire don de leurs échantillons. Un donneur d’échantillons peut également à tout moment retirer son consentement et interdire l'utilisation ultérieure de ses échantillons.

Pourquoi les biobanques ?

Les Biobanques scientifiques sont indispensables pour la recherche scientifique et l'étude de certains troubles et phénomènes biologiques.

Dans les biobanques modernes, les échantillons de tissus sont stockés et conservés de différentes manières afin d'effectuer autant d'analyses que possible. Une partie intégrante des biobanques scientifiques est la base de données cliniques avec des données détaillées sur l'état de santé général, les antécédents médicaux, la progression de la maladie et le traitement, etc.... Les découvertes et les observations ne peuvent être interprétées qu'en la possession de ces données.

Les biobanques permettent aux chercheurs l'accès à ces données détaillées représentant un grand nombre de personnes. Les échantillons dans les biobanques et les données issues de ces échantillons peuvent souvent être utilisées par plusieurs chercheurs pour de larges études transversales.

Les biobanques ont émergé comme un outil de recherche important et ont le soutien de la communauté scientifique et des organismes régionaux, nationaux et internationaux de financement de la recherche.

Comment les données médicales sont-elles protégées ?

La confidentialité des renseignements des participants de la biobanque est généralement protégée par la suppression des identificateurs personnels avant que les données soient mises à la disposition des chercheurs. La suppression des champs qui incluent les noms, adresses, dates de naissance, âge, téléphone et fax, permis de conduire et plaques d’mmatriculation, les URLs, les adresses IP et e-mail, photographies, empreintes digitales, et autres identificateurs biométriques, est souvent considérée comme une dé-identification efficace des données.

Afin de protéger les intérêts professionnels des scientifiques et les droits des participants à la recherche, les biobanques font un usage croissant d'une variété d'accords d'accès. Généralement, certaines des données de la biobanque (un nombre limité de domaines cliniques, annotation de données dépersonnalisées) seront mises à la disposition des chercheurs ; tandis que les données et les échantillons les plus sensibles, s’ils sont accessibles, seront disponibles seulement pour les chercheurs qui s’engagent à respecter les conditions strictes de ces accords d'accès.


Pourquoi avons-nous besoin d'échantillons biologiques?

Les échantillons biologiques tels que le sang, le tissu chirurgical, la salive et l'urine contiennent du matériel génétique que les chercheurs peuvent analyser afin d’essayer d’identifier des variations de gènes associés à des maladies humaines. En identifiant le rôle que les gènes jouent dans le développement de la maladie, les chercheurs pourraient mettre au point de nouveaux tests de diagnostic et des traitements cibles pour des maladies spécifiques. Ils peuvent aussi étudier comment les gènes interagissent avec les facteurs environnementaux. Cette recherche peut aussi ouvrir la voie à des traitements qui pourraient être adaptés au profil génétique d'une personne, concept appelé « médecine personnalisée ».


Qu'est-ce que le 'consentement'?

Il existe un consensus international précisant que pour que la recherche avec les êtres humains soit « éthique », au moins deux exigences clés doivent être remplies: un comité d'éthique doit avoir examiné et approuvé l'étude avant que les chercheurs recrutent des participants, et les participants doivent consentir volontairement à participer à l'étude. Dans d'autres cas, les donneurs peuvent avoir donné leur consentement pour des types spécifiques de recherche avec leurs échantillons biologiques, mais plus tard, les chercheurs veulent les utiliser pour d'autres types d'études. Les Biobanques belges disposent d'un processus qui permet aux chercheurs de recontacter les donneurs afin d'obtenir le consentement pour de nouvelles recherches avec leurs échantillons biologiques stockés si besoin.
Parfois, des échantillons biologiques stockés ont été recueillis à des fins autres que la recherche, par exemple pendant les procédures cliniques et chirurgicales courantes. Dans ce cas, les individus n'ont pas consenti directement pour l'utilisation de leurs échantillons biologiques dans la recherche, mais la loi belge a adopté ce que nous appelons le "consentement présumé" : la recherche basée uniquement sur ce matériel corporel humain résiduel peut se poursuivre sur la base de l'approbation par le comité d'éthique et le fait que le patient / donneur ne s'oppose pas. Bien sûr, le patient a le droit de s'opposer à l'utilisation de ce matériel corporel humain résiduel pour la recherche simplement en le signalant à l'hôpital, sans aucune justification.

Qu'est un « comité éthique » ?

Les membres du Comité d'éthique proviennent d'une grande variété de domaines médicaux et non-médicaux tels que: médecins, infirmières, travailleurs sociaux, éthiciens, avocats ...
Ils protègent les droits, la sécurité, la dignité et le bien-être des participants à la recherche, indépendamment des commanditaires de la recherche.

Pourquoi un « comité éthique » ?

Le but de l'évaluation éthique est de s’assurer que les personnes indépendantes de la recherche déterminent que les avantages potentiels de l'étude aux participants l'emportent sur les risques potentiels de la participation à la recherche. La règle du consentement éclairé est de s’assurer que les personnes qui s’inscrivent dans une étude comprennent son but et acceptent volontairement de s’exposer aux risques potentiels de la recherche.

Les résultats de recherche seront-ils publiés ?

Tous les résultats de recherche ne sont pas publiés, et même ceux qui le sont habituellement apparaissent longtemps après que l'étude ait commencé et dans des revues scientifiques spécialisées. Ainsi, les personnes qui fournissent des échantillons biologiques pour la recherche pourraient ne jamais connaître le résultat de cette recherche. Il y a parfois des raisons de ne pas divulguer certaines conclusions. Les résultats préliminaires ou incertains pourraient ne pas avoir une valeur clinique et pourraient fournir des informations trompeuses sur les causes de la maladie, en particulier lorsque la recherche implique l'analyse du matériel génétique. Les résultats de la recherche génétique pourraient avoir des conséquences sur la vie privée des membres de la famille qui n’ont pas fourni des échantillons biologiques pour la recherche.
Malgré ces préoccupations, la pression est croissante pour que les chercheurs et les commanditaires des études divulguent les résultats de la recherche, qu'ils soient positifs ou négatifs, si certaines conditions sont remplies. Mais rien n'est encore clair de comment et quand le faire. Certains groupes médicaux et scientifiques internationaux de travail ont recommandé que les chercheurs divulguent les résultats des études génétiques lorsque le risque associé pour la maladie est importante, lorsque la maladie a des implications importantes en matière de procréation ou de santé, et quand des interventions thérapeutiques ou préventives sont disponibles.